18 octobre 2005

C'est la plus belle !

On dit bien souvent "chanter sous la douche". Jusqu'à pas plus tard que ce matin, j'imaginais que cela relevait de la légende, savamment entretenue par les "stars" des journaux people pour expliquer comment leur vraie passion les avait gagné. Pourtant, ce matin, en tournant le robinet d'eau chaude en vue de jouir d'une réconfortante toilette, je me suis surpris en train de fredonner. Pas seulement fredonner d'ailleurs. Je chantais franchement ! Pas à la Caruso, à peine quelques db en dessous. Bien, jusque là rien de très inquiétant! On peut imaginer que cela arrive à tout le monde et que je ne serai pas la dernière victime du syndrome pavlovien : gel de douche=miel de bouche façon crooner! Mais les choses se sont aggravées. Et il s'agit plus ici de mon état mental car je me suis surpris en train de chanter sur un ton vraiment motivé… allez, je l'avoue… le thème de Maya l'abeille.

Après un couplet, quand je me suis rendu compte que la schizophrénie gagnait ma moelle épinière, le chant a pris fin immédiatement, brutalement. Le temps de passer un œil par la porte de la salle de bain afin de vérifier que personne chez moi n'avait été terrassé par le rire et de constater qu'aucun être vivant sur cette planète n'en avait entendu plus qu'il ne fallait. La porte vitrée de la douche restera donc pour l'éternité le seul spectateur de ce funeste écart.

Alors, pendant que mes heures de travail sont consacrées à écrire un blog, je me mets à réfléchir sur l'âge, la crise de la quarantaine (assez loin de moi encore), la démence, la perte de pied socio-psychologique et tous ces autres facteurs qui transforment un être lambda en brute sanguinaire, en serial killer, en psychopathe. Comment un gars comme moi, plutôt d'un naturel calme et consensuel en arrive-t-il, un matin comme tant d'autres à entonner l'air de Maya l'abeille sous sa douche avec la fraîcheur, la conviction et l'absence de calcul d'un Garou ? Ne serait-ce qu'un couplet ? Suis-je fini pour l'espèce humaine? Comment se manifesteront les premiers signes de la déchéance? Ai-je encore le droit de m'exprimer après cette faute lourde de conséquences?

Pour l'instant, je réponds oui, en imaginant que "faute avouée est à moitié pardonnée". Mais pour combien de temps encore ?

NB : entre midi et deux, je vais aller dans une boutique proche de mon travail. J'ai vu qu'ils faisaient des promotions sur les grands couteaux de cuisine…

NB2 : un personne vient d'arriver à mon agence pour un RDV. Sans rire, elle s'apelle Mme Labeille. Un vrai complot !

16 octobre 2005

Peur sur la ville !

Menace de Sarkozysation. Où que nous soyons, aujourd'hui l'État policier nous guette. Dans nos moindres activités, dans notre travail, même dans notre vie intime. La preuve ? Cette photo prise pas plus tard qu'aujourd'hui. Qui aurait pu croire, il y a peu, que même dans un jardin d'enfants, puisque c'est dans ce lieu que le cliché a été pris, les petits n'auraient plus le droit de jouer au ballon ? Ce n'est ni un photomontage, ni une partie de mon esprit qui est restée sur le bord de la chaussée. C'est juste vrai… c'est bien pire !

Pour quelques bulles de plus

Hier je suis passé dans une librairie et j'ai pu y voir une assez gros pavé intitulé "le blog de Frantico". C'est un dessinateur qui anime un weblog avec beaucoup d'humour au travers d'une planche de dessins quotidienne. Le système du blog est devenu un phénomène si important qu'il est maintenant un moyen pour les dessinateurs talentueux de trouver un éditeur. Très heureux que Frantico ait pu enfin passer au papier.

De la même manière, il est possible de retrouver toute un série d'auteurs par l'intermédiaire du site "le festival des blogs de BD". On y trouve beaucoup d'interviews de dessinateurs, des podcasts, des liens vers de nombreux sites de blog/BD/illustrations (comme AK par exemple, un de mes préférés), des dédicaces, etc… En parcourant ce site, on se rend très vite compte de la richesse du réseau qui se tisse entre les différents sites de tous ces auteurs.

Toujours dans le même domaine, mais sur papier cette fois, je ne saurais trop vous recommander la lecture du dernier Trondheim. Il m'est arrivé une chose toute bête. je m'étais promis de ne plus toucher à un Trondheim depuis qu'il avait pris sa décision d'arrêter de dessiner. Dans ce livre, "Désœuvré", il explique les raisons de sa décision. On y trouve aussi de nombreuses réflexions sur le temps, l'âge, la pertinence de l'auteur, etc… Vraiment un excellent bouquin qui me fait revenir sur ma décision et ravaler mes paroles désobligeantes envers Lewis. C'est paru à l'Association, comme un retour aux sources. Je l'ai lu sur place, d'une traite…

Et puis, pour ceux qui n'auraient pas allumé la radio, pas surfé, ouvert aucun magazine ni branché leur télé, il faut quand même noter la sortie de l'artillerie lourde Astérix. Je suis passé devant les présentoirs sans même tourner la tête. C'est incroyable de voir que depuis la disparition du meilleur des deux auteurs, la médiatisation a réussi à en faire un phénomène incomparable, inégalé, unique. Le pire c'est que le dernier tome est sans doute très réussi, mais si je l'achetais, j'aurais l'impression qu'on me met le couteau sous la gorge. Non donc.

Ambiance du moment : Cake, l'intégrale.
Sanctuaire, le Batman de Mike Mignola.

11 octobre 2005

La pression !

Houla ! Pfoulala, même. C'est fait ! Lorsque je je fais une recherche me concernant dans Google, j'arrive en tête de liste, premier… Maintenant, c'est la vraie pression qui monte, celle du webmaster soucieux de ses lecteurs, de l'ergonomie du site, de la pertinence de ses choix, de la validité de ses infos. Toute cette cohorte de boulets desquels je ne peux plus me défaire. Maintenant, impossible pour moi de partir sans un portable pendant une semaine. Je dois publier ! N'importe quoi, mais je dois le faire. Pour les lecteurs assidus et peu pressés par le rythme du web, j'ai un gros article qui va tomber sous peu. Le temps de finir d'écrire l'histoire, de la dépoussiérer de ses fautes et coquilles, répètes et incongruités et elle sera à vous. Très bientôt :)

College attitude

Malgré mon âge vénérable, j'ai encore envie de porter des fringues de "comme si j'avais 15 ans". C'est dans cette otique que j'ai préparé des visuels sur LaFraise qui permettront d'habiller des tee-shirts ou mieux encore, des sweats à capuche (dits Fleece ou Hoodies). J'ai bien respecté les règles du genre, utilisé des égyptiennes, du double contour, différents niveaux de lecture, j'ai même employé la technique qui consiste à tronquer le mot de certaines lettres tout en gardant sa compréhension. Le seul problème que je vais rencontrer, c'est que sur LaFraise on est beaucoup plus illustration que graphisme, et je risque, si mes visuels sont soumis au (à la) vox populi, de prendre de gros coups de bambous. D'un autre côté, si ça passe, ça pourrait donner une direction supplémentaire. Tant pis, qui ne tente rien… après tout, c'était une petite envie. J'avoue que je préférerais me fournir chez Patrice, avec des motifs personnalisés, qu'à l'autre bout du monde pour ce genre d'articles… nous verrons bien.

09 octobre 2005

Soleil couchant

Ce matin, Blondin et moi avons pris nos vélos pour aller faire une petite balade avec, comme point relais, la boulangerie. La mission était de ramener une baguette. Nous nous sommes regardés dans le blanc des yeux et, sans un mot, nous nous sommes tout de suite compris. Lui a pensé : "voilà une mission digne de Batman et Spiderman" alors que moi c'était plutôt : "en route Butch, il faut arriver à la boulangerie avant la nuit, sinon il faudra vendre cher notre scalp mon gars (le tout en crachant par terre mes restes de chiques)!"

Chacun se saisit de sa monture, un VTC pour moi et un micro vélo pour lui et l'aventure commence. La première épreuve, sur ce parcours semé d'embûches, est la traversée du Rio Bravo sous une pluie de flèches, attendus de l'autre côté de la frontière par une bande de Mescaléros enragés. En d’autres termes, il faut descendre les vélos de deux étages, puisqu'ils séjournent habituellement sur un de nos balcons.

Batman se fixe et me dit de but en blanc qu'il est blessé et que ses maigres forces ne parviendront pas à faire parvenir la bête jusqu'à l'autre rive. Dans ses yeux, on pouvait lire "Mitch, rends-moi ce service. Je te le revaudrai mon gars".

Ok Batman, pas de problème. Tu ouvres la voie pour vérifier Qu'Ignacio ne traîne pas avec sa bande et je m'occupe des bêtes. Je vais les faire passer toutes les deux en même temps, on ira plus vite. La nuit va tomber dans moins d'une heure, ça ne serait pas vraiment une bonne idée de rester dans les parages.

Sur ce, Batman-Butch-Blondin arme sa Winchester et descend les deux étages. Une fois arrivé en bas il donne le signal. La voie est libre, je peux avancer avec les montures. Comme je l'ai fait la veille, je me dis qu'un barroudeur comme moi, peut répéter facilement l'exploit qui consiste à porter à bout de bras, non pas un, mais deux vélos sur deux étages dans un escalier assez étroit.

J'entame la descente, les chevaux sont énervés et la transpiration coule à grosses gouttes sur mon front. Un effet sans doute plus du à un sentiment prémonitoire qu'à l’effort enduré. Nous arrivons jusqu’au milieu du gué… plus que quelques mètres pour avoir la boulangerie de Los Tacos en vue.

C’est parti pour le reste de la traversée. Mais je sens les canassons de plus en plus nerveux, ils bougent, s’ébrouent, j’ai du mal à les contrôler. Tornado, le plus sauvage des deux, m’échappe. Ma main est bloquée dans la lanière, si je ne me dégage pas, je vais être traîné dans l’eau sur plus de deux cents mètres. Il faut que je reste debout, absolument ! Malheureusement, c’est le moment que choisis Ailes de la Nuit pour se mettre en travers de mon chemin et me faire chuter définitivement ! C’est l’accident…

Donc, disons qu’une fois arrivé au premier étage, les deux vélos un peu lourds pour mon corps d’adolescent sont tombés dans la cage d’escalier sans que j’ai pu, malgré mes tentatives, en retenir un des deux. Penché vers l’avant, j’ai perdu l’ équilibre, fouetté l’air de mes deux bras sans rien parvenir à agripper avant de tomber tête la première sur une marche en marbre. Le premier choc au front a été assez rude, mais pas suffisamment pour me faire perdre connaissance. Le problème, c’est que j’ai effectué un « soleil », terme utilisé je crois, pour les figures acrobatiques. Saut périlleux complet, choc terrible au genou droit, descente des marches sur la colonne vertébrale pour arriver en charpie un étage plus bas, en position fœtale.

Heureusement, Batman n’était pas loin. Suffisamment distant de la scène pour éviter les coups de sabots des chevaux, il est parvenu par ses cris stridents dans le coucher de soleil mexicain, à alerter Jessie Fargo et Hugh Maltapeï qui sont immédiatement venus à mon secours.

Après quelques minutes dans le coltard et une rasade de Whisky, tout allait déjà mieux. Plus de peur que de mal, même si le genou droit ne me permettra pas, avant quelques semaines, de courir après tous les outlaws de la région.

Un regard, une complicité… nous avions une mission à terminer. Batman m’expliqua qu’il pouvait s’y rendre avec Jessie Fargo, mais c’était pour moi une question d’honneur. Même avec une patte folle, je ramènerai coûte que coûte une baguette à la maison pour le repas. Foi de Mitch Mc Forthy !

Pleurer de rire :')

Chez Graphéine, ils sont très, très forts. Je crois qu'ils viennent de marquer l'histoire de leur empreinte. Ils ont réalisé un petit site qui contient des extraits de films "Bollywood", vous savez ces films indiens un peu ringards. En vous rendant sur le site vous pouvez sous-titrer vous-même ces extraits, jusqu'à rire aux larmes :D

Bonbay TV, j'en veux !

Par exemple, ou alors plutôt ceci.

08 octobre 2005

Que deviennent les légendes ?

C'est vrai, après tout, on se pose la question tous les jours ! Je viens d'avoir une amorce de réponse en allumant la télévision tout à l'heure. J'ai vu les Simple Minds ! Ce groupe faisait partie du quatuor des grosses cylindrées avec Depeche Mode, U2 et The Cure, à une époque où j'avais moins de barbe. Je me souviens, Simple Minds c'était bien comme musique, on écoutait ça avec les copains, sur un gros poste jusque très tard le soir, c'était chouette. Le chanteur avait pris l'habitude de se produire en faisant semblant de planer, ses bras grands ouverts. Il avait des yeux très bleus et un air pas commode, mais il avait quand même une très belle voix. J'étais fan. Et bien je viens de le revoir, il y a quelques minutes, toujours en train de planer avec ses bras et sa voix inchangée. Il ne doit certainement pas fumer car elle réussi à passer les outrages du temps de manière impeccable. Par contre, l'envol du chanteur est moins gracieux. Il est un peu boudiné dans sa chemise et le double menton devient de moins en moins dissimulable. Les joues bien rondouillettes, le jean serré me laissent à penser que la légende s'est bonifiée avec le temps et un régime riche en lipides. C'est un peu mon futur que je vois en le regardant, et ça me met la chair de poule. J'ai beau penser au chanteur de Depeche Mode qui n'a pas pris un kilo, je me dis que si l'on veut devenir une vraie légende, mieux vaut surveiller son poids, comme David Gahan, Mick Jagger ou David Bowie (Elvis, le roi, est un cas à part).

Comme j'ai vu les Simple Minds une minute, je ne sais quoi vous dire de leur musique actuelle. Alors je suis allé sur leur site voir leur première vidéo. Comme après avoir vue et écouté le premier single je ne sais toujours pas, je m'orienterais, pour critiquer leur album, sur la piste suivante : vu qu'ils ont bercé mes oreilles de post-ado, ce sont des gens qui ne peuvent être foncièrement mauvais. Donc, et sans même écouter l'album, je dirais qu'il est plutôt très bon et possède encore ce fameux son "Simple Minds", comme dans "Someone, somewhere in summertime". Tout ça rien qu'en hommage à ces tendres années :)

Corneille VS Shakespeare

Changeons de répertoire. Pour moi, la soirée va être longue, très longue. Je vais regarder le match de foot Suisse-France avec une angoisse terrible. Le dieu vivant a mal à une cuisse (ou quelque chose dans le genre), alors que les deux principaux attaquants de l'équipe suivront le match, comme moi, devant la TV, mais à l'infirmerie. Le patron de la défense est incertain et pour couronner le tout, la peur plane sur cette équipe. Je vais me ronger les ongles jusqu'à l'os à chaque fois qu'un suisse osera toucher le ballon. Le moindre tacle résonnera comme une malédiction psalmodiée dans une cathédrale. C'est les mains devant les yeux et le foie un peu mou que va se passer ma soirée… Shakespeare qui est plus concis que moi dirait facilement : "Je ne veux plus regarder : la cervelle me tournerait, et le trouble de ma vue m'entraînerait dans l'abîme".
J'ai essayé d'y penser mais je n'y arrive toujours pas, sans doute le manque de concentration : et si les bleus perdaient ? Chaque fois que je prononce mentalement cette phrase, j'en ris juste après, me forçant à imaginer qu'une telle déconvenue est impossible. Même le match nul serait une catastrophe nationale ! Ce soir, nous aurons tout de l'ambiance du parfait drame. Les visages graves pendant les hymnes (car les suisses jouent leur peau aussi), les fautes techniques dues à la pression psychologique et sans doute des blessés, car le match sera "viril" comme on dit. Pendant ce temps des millions d'estomacs seront noués et des hectolitres de transpiration couleront goutte à goutte sur les front plissés de tous les supporters de l'équipe de France. Personne ne veut d'une génération maudite comme celle de Cantona. Faut y aller les gars, on veut du 15-0 pour bien se rassurer. Et puis faites en sorte de marquer 2 ou 3 buts assez rapidement, car personnellement, je ne pourrai rien avaler avant de vous voir à l'abri. Comme pour la finale de la coupe du monde de 1998, je sais que Zidane va nous faire un geste de légende, j'en suis persuadé. Le genre de gars sur l'épaule de qui on peut facilement poser sa tête pour se rassurer.

A tout à l'heure pour le résultat, mais j'ai peur quand même…

MàJ1 : La première mi-temps est très tendue et l'issue du match est incertaine. Je n'ai plus d'ongles et j'ai entamé la première rangée de phalanges. Aïe !

MàJ2 : Pffffffffff !

05 octobre 2005

De la belle musique !

Sans vouloir me transformer en critique rock, j'ai envie de vous entretenir ce soir du groupe "The magic numbers". Je vous en parle car vient de se produire sur moi une chose plutôt rare. Une fois la première écoute de l'album terminée, j'ai décidé de l'écouter à nouveau ! Au début, le son sonne un peu comme beaucoup de ces groupes américains qui ne vivront que le temps d'un disque mais qui pourtant arrivent à vous frapper par un ou deux titres inoubliables. Puis, au fur et à mesure que s'égrainent les titres, on devient copain avec le quatuor (1 frère et une sœur + 1 frère et une sœur). Vers le milieu de l'album, une fois que chacun a bien compris que les choses ne s'emballeraient pas et que les guitares finiraient la séance en pleine santé au lieu d'être encastrées dans le mur, ils prennent leur rythme de croisière et vous laissent déambuler avec eux. C'est un son pop-rock, comme on dit (US+UK en quelque sorte) que l'on pourrait qualifier de charmant, doux et gracieux et la voix juvénile du chanteur colle parfaitement au style naïf de l'album. Des gens pleins d'espoir j'imagine, qui viennent sans doute vous signer un tee-shirt en fin de concert sans même avoir pris la peine d'aller se désaltérer. Les nombreux cœurs qui accompagnent les guitares dans leurs balades de leurs wouh-ouh ou bien de leurs haaaaaaaaa-haaaa, vous plongent a une époque ou la tenue de rigueur était sans doute la planche et la vieille guitare élimée. Du pur bonheur, du miel pour mes oreilles. La pochette de l'album est très claire, elle permet de bien visualiser dans quel univers on va se promener. Très réussie. Longue vie à ce groupe.

The Magic Numbers - Magic Numbers

Leur site > ici

03 octobre 2005

This is the end...

Patrice vient tout juste de recevoir la version limitée de "Mush", le visuel pour un Tee-Shirt que j'avais proposé sur LaFraise.com. La couleur est sympa et le Mush de couleur orange change tout par rapport à l'ancienne version.
Pourtant, c'est un peu la larme à l'œil que je vois le stock fondre comme neige au soleil car cette série sera la dernière, le principe de LaFraise.com étant de produire des Tee-Shirts en petite série. Je vais donc pouvoir à nouveau avoir la pleine jouissance des droits sur le visuel. Je ne sais pas encore ce que je vais en faire, mais vu le succès qu'a remporté cette illustration, il serait sans doute dommage de la laisser mourir dans un sous-dossier de mon disque dur. Je vais donc essayer de l'utiliser sous une forme ou une autre, sauf bien sur un Tee-Shirt.

Nada Surf

Le groupe Nada Surf passe le 16 novembre 2005 à la Salle des Fêtes de Ramonville. j'y serai très probablement. J'invite ceux qui me suivent régulièrement à venir passer une petite soirée pleine de Rock et bière ce jour là. Ca sera, j'imagine, très sympa.

Le site de Nada surf

Dans le cadre d'un projet de CD pour enfant, Jackdaniel's m'a demandé d'illustrer une des chansons du livret. Elle s'appelle Philibert, et disons-le tout net, elle fait bouger mon corps. Voici donc la première proposition ; je ne sais pas encore quel sort lui sera réservé, mais en tout cas c'était amusant de la réaliser :)

La chanson peut s'écouter en cliquant ici

02 octobre 2005

Unlock

Vous noterez que j'ai enfin trouvé l'option qui permet de laisser un commentaire sans avoir à taper un misérable code censé protéger de je ne sais quoi. Maintenant, il suffit de laisser un message et un pseudo (c'est mieux que "utilisateur anonyme a dit" quand même…), de cliquer sur "valider", et le tour est joué. Merci à tous pour vos coms et vos encouragements. Merci aussi à ceux qui me mettent en lien sur leur propre blog.

01 octobre 2005

La crasse

Je crois bien que l'action se situait mercredi dernier. Au milieu de la soirée, j'ai senti le vif besoin d'aller voir à la télévision quelques triples passements de jambe, des coups francs au 35 mètres ou des têtes rageuses. En bref, je voulais voir le résumé des matches de ligue des champions sur canal+. Certains d'entre vous pensent déjà que je viens de perdre la moitié de mon acquis dans l'estime collective, mais c'est ainsi, j'aime bien le football, je le confesse. De toute manière, le sujet n'est pas là, il est bien plus vil.

Vers 22h35, je m'empare de la télécommande, chasse toute forme d'être humain des parages et m'apprête à voir une bonne séance de tibias brisés. Une fois assis et installé, un verre de coca à la main et une cigarette dans l'autre, comme tout grand sportif, je m'aperçois que je vais devoir patienter un peu. Certains matches ne sont pas finis et l'émission ne commencera qu'à 22h55. Je me mets donc en tête de traîner un peu devant le TV. Si je commence à aller surfer sur internet je vais rater le début de l'émission et les meilleurs buts sont toujours au début. Je feuillette alors nonchalamment le Télérama, pour y remarquer que le dernier Supergrass obtient les fameux quatre ƒ. Enfin… pas trop tôt, ils le méritent depuis le temps. Mais je n’ai pas trop envie de lire, ni de faire quoi que ce soit d’ailleurs, avant de regarder du football à la TV il faut se mettre dans une situation de flemme totale pour bien profiter du spectacle.

Alors, je zappe, je zappe. Si l’on exclut les chaînes chinoises et polonaises tout y passe, pour que je vienne finalement m ‘échouer sur France2. J’aurais pu échouer n’importe où ailleurs, MTV, W9, LCP, n’importe quel canal… Mais non, il a fallu que le zapping se termine par France2.

Une émission de J.L. Delarue vient de commencer. Son thème ? Pauvreté, somme-nous tous à l’abri ? Déjà, le titre est suspect. Il sous-entend que nous ne sommes pas encore pauvres, nous, qui allons regarder. En effet, les pauvres regardent des émissions où l’on montre des gens riches, et les riches l’inverse, c’est bien connu. Les uns pour imaginer un peu, les autres pour rire un bon coup et voir à quoi ils ont échappé. Après tout, une bonne soirée de poilade, ça ne se refuse pas. Un coup d’œil rapide au Télérama indique : « …espérons néanmoins une émission éclairante et sobre sur ce thème complexe et difficile ».

Mais ils rêvent ou quoi là ? Ce mec a bâti un empire en diffusant des sujets plus crasseux les uns que les autres. Il se déguise en premier de la classe pour les présenter, se donne un air empreint de totale compassion, et va même serrer la main de ses « invités » à la fin. Quel simulacre d’honnêteté ! On nage en pleine famine culturelle dès que ce gars apparaît à l’écran. Alors imaginons ce que ça peut donner quand les sujets des pauvres et de la pauvreté sont abordés !

Passons à l’émission elle-même. En tout début, on nous présente « les gueux », on nous raconte par un bref raccourci leur existence. Une famille complète dort tous les jours dans une seule et microscopique chambre d’hôtel, des jeunes vont fouiller les poubelles, une maman pèse les aliments pour ne pas manger trop, un autre passera sa vie à rembourser des crédits, etc… La France est en pleurs, comment résister au spectacle terrible de ces gens en pleine misère. Mais pourquoi nous les présenter dans un « Talk-Show » avec des reportages forcément mis en scène, bidonnés. Le véritable intérêt est que, pendant que JLD fait son misérable travail de sape, les recettes publicitaires tombent. Montrer le dénuement des uns permet à la production de scotcher les téléspectateurs devant l’émission pour les gaver de pub en début et en fin d’émission j’imagine. Je ne vois pas d’intérêt public dans la forme de l’affaire.

Si nous étions dans le cadre d’une émission de journalisme, avec de vrais sujets, des gens choisis au cours d’une investigation pour leur profil, la démarche ne me choquerait absolument pas. Il est du devoir des journalistes de nous indiquer que pendant que certains mangent de la dinde sur lit de pommes rissolées, d’autres dorment, en plein hiver, dans des jardins publics le ventre vide. Mais là, quand même ! Nous sommes dans un talk-show, ne l’oublions pas ! Les participants sont « castés », les sujets sont montés de toutes pièces et les mises en scène de l’indigence tout à fait évidentes. Quand JLD nous montre ces jeunes qui vont se nourrir dans les poubelles, la caméra est avec eux, elle les suit dans leur périple des bennes à ordure. Qui me fera croire qu’ils agissent comme s’ils n’avaient pas derrière eux un preneur de son et un caméraman ?

Un proverbe dit, je crois, que le malheur des uns fait le bonheur des autres… C’est immonde, mais je crois que c’est dans ce genre de cas que l’on peut l’utiliser. Combien aura été vendue l’émission à France2 par la production ? Ça laisse un goût plutôt aigre en bouche. Au lieu de m’interroger sur la pauvreté, j’en viens plutôt à enrager contre la misère mentale projetée, comme en exemple, par un producteur/présentateur/bonimenteur comme Delarue. Il EST pourtant la réussite incarnée, les journaux en parlent régulièrement.

Insupportable. Je dois partir ! Je change de chaîne. Je vais me réfugier sur les prés carrés verts des grands stades d’Europe. Un peu d’anesthésie mentale me fera le plus grand bien j’imagine…