
Oui, hein ? Vous aussi vous vous la posez ? Cette question vous brûle les lèvres, elle vous est devenue fondamentale. Et vous étiez à deux doigts de vous dire : "Fraid ? Pas ce genre de gars à nous expliquer pourquoi. Non pas lui, ce n'est pas dans ses habitudes. Plutôt une certaine tendance à vouloir nous dire comment, mais pourquoi… tss, pensez donc !". Pourquoi, disions-nous. Une question dure, franche, aux marches de la virilité… Mais souvent sans réponse de ma part, quelque soit le sujet abordé. Bien… puisqu'il est de mon devoir de le faire, je vais tenter de m'y atteler.
La première chose, et je veux ici en remercier mes professeurs de l'école primaire, c'est que, l'usage aidant, je commence à faire beaucoup moins de fautes d'orthographe en écrivant, et surtout en écrivant sur un clavier d'ordinateur. Je sais que ça va vous paraître très bizarre mais, sur un clavier, j'ai une certaine tendance à parfois taper sur pas moins de 3 touches en même temps et de voir mes pensées déjà écrites à l'écran alors même que mes neurones n'ont pas encore bien réussi à assembler ma prose. La précipitation sans doute. Le plus souvent ça ne veut rien dire à la fin, c'est pour cette raison que je vais essayer de me calmer en modérant ma frappe sur les touches de ce clavier. D'autant plus que nous voilà maintenant à plus d'une semaine du dernier moment où je me trouvais en contact avec ce que mon ami Serge appelle volontiers "la civilisation du loisir" et que mes petits doigt boudinés, après trois semaines de traitement à l'iode, ont une certaines tendance à se raidir, à caler un peu (je sais, voilà, je m'en doutais un peu aussi… vous salivez déjà. Mais qu'est-ce que "la civilisation du loisir" ? Que veut-il dire par là ? Je demanderai donc au Beau Serge de faire une petite contribution de manière à ce que, dite par ses mots, cette idée soit bien claire pour vous comme elle l'est pour moi. Mais patience, ne l'oubliez pas je débute…). Nous en étions donc au grand A, de gros progrès, fins et notables pour dialoguer avec mes contemporains.
Pour le grand B, je ne ferai pas le fine bouche. C'est immédiatement que je vous dévoilerai la raison : j'ai, comme le dit ma moitié, la tête en l'air. Ce sont ses termes, je la cite. Il paraît que j'ai souvent l'œil vide, le regard perdu vers le plafond, en train de penser à toute autre chose que ce qui devrait me préoccuper sur le moment. C'est pour cette raison que je perds stylos, crayons et carnets de croquis. Je les égare puis les retrouve, longtemps après… ils ont eu le temps d'avoir une vie propre et moi pas celui de tenir ce que l'on appelle généralement un journal, ou de prendre plus simplement des notes. En fait, des raisons très techniques que celles du grand B. Vous me direz, il y a les ordinateurs. C'est là que je vous réponds avec la vivacité d'un cerveau au repos depuis trois semaines… Que dois-je répondre déjà ? Ha oui, j'y suis ! Mon ordinateur n'est pas portable, ni même portatif ou transportable. Pour tout vous dire, il ressemble peu ou prou à ce qu'un autre ami, connu sous le pseudonyme de Manao, appelle une centrale de calcul météorologique. Gris, aluminium, 30 kg, une pomme gravée sur chaque flanc, pas simple à mettre sur son dos en fait. Ma vieille demi-branche a aussi un ordinateur, petit, blanc, très transportable, sans fils à la patte, tout ce qu'il faut en fait. Hormis un détail lourd de conséquences : c'est le sien ! Elle verrait d'un œil assez mauvais j'imagine, que je sois 24 heures sur 24 en train de taper des notes que personnes ne lira probablement jamais, sur SON ordinateur. Si je souhaite être le champion de l'inutile, autant que j'utilise mon matériel. Ce journal, sera donc rédigé quasiment tout le temps du même endroit, depuis la station météo. Même si elle est un peu volumineuse, elle se trouve être un grand B très pratique tant qu'on n'imagine pas la transporter.
Bien que disposant dans ma besace de raisons nous permettant de revoir ensemble les bases de l'alphabet, je vais ici me cantonner à 3 raisons essentielles. Je ne dépasserai donc pas le grand C, sauf cas de force majeure ou foule en délire trépignant à ma porte.
Donc, grand C, l'envie. Je sais que, par rapport aux précédents épisodes concernant les fondements du "pourquoi ?" on eût pu dire : c'est un peu court jeune homme ! Mais c'est ainsi. Je sais parfois trancher, être bref, imaginer sans diverger ! Concis, rigoureux et cout sur pattes ! De part ma profession, je suis généralement destiné à l'expression visuelle. Pour faire simple et plutôt bref, sur un sujet dont vous entendrez parler à nouveau j'imagine, mes occupations quotidiennes se trouvent dans la communication et la publicité, plus précisément, dans l'image. J'adore ça, c'est une matière vivante qui m'occupe en permanence, mais je me suis rendu compte il y a déjà bien longtemps, sans doute à trop côtoyer encore un autre ami il y a bien longtemps, José (dont nous reparlerons plus tard, il viendra ici nous faire rire, j'en suis certain…), que lui et moi avions de quoi dire, aussi avec des mots. Par le grand C, j'essaie, je tente de reprendre la plume, pour qu'ensemble nous puissions parler de tout de vous et sans doute aussi très certainement, un peu de moi. Mais pour l'heure, tel Iago quittant son Othello, "encore une fois, je prends congé de vous"… Après tout, il bientôt l'heure de déjeuner, et même Iago, aussi rusé soit-il, doit, de temps à autres, mettre quelque chose dans son estomac pour continuer à sévir !